La communication sociale a agité en tous sens la question que tout le monde subit aujourd’hui, celle de la pandémie.

 

Posons-nous donc certaines autres questions que nul n’ose se poser, apparemment, sinon secrètement, et sans avoir envie que ça se sache trop fortement et nettement. Où est Dieu dans cette histoire? La première réponse qui arrange tout le monde consiste à dire : Dieu n’a rien à voir là -dedans. Ce sont des causes naturelles qui créent cette pandémie. Tout le monde se réfugie dans cette réponse totalement inadéquate.

 

La réponse croyante devrait s’acheminer vers autre chose. Dans la Bible, il y a de multiples fléaux (les plaies d’Egypte, le déluge, les tremblements de terre, les tempêtes, les cataclysmes) °. La Bible, autrement croyante que bon nombre aujourd’hui, attribue à Dieu la venue de ces fléaux. En effet, nous croyons en un Dieu créateur. Rien de la création ne lui reste étranger. On voudrait un Dieu bien tranquille dans son espace céleste, n’intervenant nullement dans le cours des choses, dans les troubles météorologiques, dans les tremblements de terre, etc. Je remarque simplement que, dans la Bible, il est constamment dit que Dieu parle dans ces évènements, y compris climatiques, et qu’il en est l’auteur.

 

Nous ne savons pas si Dieu est responsable direct de ces déclenchements calamiteux ou si ce sont les forces du mal opposées à Lui qui agissent et dont Il se servirait pour avertir les hommes de revenir à Lui. Mais, peu importe, car si ce n’était pas Lui qui était l’auteur de ces troubles mais des forces opposées à Lui (diaboliques), Il n’en serait pas moins l’acteur principal en permettant qu’ils se produisent. Etant Dieu Tout-Puissant, Créateur de toutes choses, Il pourrait arrêter le cours de ces perturbations qui affectent tous les humains. Il pourrait mettre rapidement un terme à leur nocivité et à leur propagation. Evidemment.

C’est pour cela que, traditionnellement, il est dit de prier Dieu en pareille circonstance pour qu’Il stoppe la propagation des épidémies, car on sait dans la foi qu’Il a pouvoir sur toutes choses. L’a-ton fait, au cours de cette épidémie ? On n’en a pas entendu parler. Probablement ça s’est fait, mais sans le publier, sans que ça se sache, car, aujourd’hui, il n’est plus possible d’affirmer des choses pareilles sans être couvert de moqueries, de sarcasmes et de railleries. Donc, tout le monde se tait. Et on préfère parler des gestes de solidarité qui animent les soignants et les voisins. Ce n’est pas rien, mais ce n’est pas tout non plus.

 

La deuxième chose à faire, en pareille circonstance, c’est de jeûner, de prier (pour que ce malheur s’éloigne. Dieu en a le pouvoir, bien sûr). Et que l’on se convertisse, car ces fléaux, dans la Bible, sont des appels à la conversion. A travers ces évènements, Dieu fait entendre un message de conversion. C’est du moins comme cela que les choses ont toujours été comprises dans la tradition biblique et chrétienne.

 

Cela, croyants ou incroyants l’ont compris. Tout le monde dit, il faut changer nos manières de vivre et de faire, moins dispendieuses, moins dépensières, plus sobres, moins inégalitaires. Ça veut dire que l’appel à la conversion a été bien entendu, et que tout le monde l’entend. Mais attribuer à Dieu ces appels n’est pas encore le fait de tout le monde. Tant s’en faut. C’est aux croyants d’avoir le courage de dire que le message de Dieu est bien reçu ainsi que ses appels, à travers ce méchant corona virus qui atteint toute s nos existences et notre bien-être habituel. Il faut sortir de ce confort pour s’ouvrir à l’appel qui se fait entendre avec vigueur. Cessons de nous boucher les oreilles et de mettre Dieu en confinement, hors course. C’est bien Lui qui doit sortir du confinement en tout premier, nous guidant comme un bon berger vers les gras pâturages et les eaux du repos (Ps.22).