La vidéo de Frère Ephrem : (Re)trouver la vie

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=kBb4bptpoFg

Les autres vidéos de Frères Ephrem:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand les choses et les événements ne vont pas dans notre sens , on a l’habitude de tempêter, de se cabrer et de se mettre en colère.

C’est donc qu’on voudrait imposer son propre sens à tout ce qui nous entoure et qu’on se prend pour maître de ce qui doit être.

Comme si on savait exactement ce qui doit être pour que les événements tournent dans le bon sens.

Chacun à son idée ,si j’avais ceci ou cela,tout serait bien. Si les politiques faisaient ceci ou cela , tout marcherait bien .Si tel ou tel responsable adoptait la solution que je préconise , la paroisse ou l’entreprise échapperait aux difficultés qui sont les siennes. Franchement , ce n’est pas très raisonnable.

La vérité est autre : la plupart des choses me dépassent et je n’ai pas la solution miracle. Mais il ,y a une solution que toute sagesse spirituelle fait sienne,depuis les stoïciens. Je dois consentir à ce qui résiste à ma compréhension et à mes solutions.Cela s’appelle l’humilité , qui est soumission à la réalité.                                                                       Cette réalité est mouvante,changeante,contradictoire, parfois contrariante. Elle est le mouvement de la vie en son flux. L’accepter , c’est faire avec elle et non contre elle. M’adapter à elle, plus que désirer qu’elle s’adapte à moi, en accepter les      circonvolutions,assouplir ma volonté pour en épouser les vagues , les allées et venues. Accroitre ma sensibilité pour ne pas ramer à contre courant.

Prendre le mouvement de la vague,dans le bonheur de correspondre au flot de la vie en son cours.

Ne pas vouloir plus que je peux,mais vouloir me laisser conduire par ce qui passe, et que je n’ai pas voulu.

N’est-ce pas un peu cela faire la volonté de Dieu ?

La philosophie, la pensée religieuse ont une tendance , dans les siècles antérieurs , à définir la conscience comme maîtresse de ses choix , de ses décisions , se tournant vers Dieu et les autres en toute lucidité , en libre détermination.

 

Il faudrait aujourd’hui modifier cette approche et voir la conscience comme toujours déjà habitée par des altérités qui l’animent à l’intérieur d’elle même. Altérité du monde , d’un paysage , de l’amour attentif de la mère .Altérité de la beauté du monde intimement liée aux gestes de la tendresse de la mère qui nous donnait la nourriture.

 

Tout cela nous appartenait , nous assimilait , nous pénétrait sans que nous en ayons conscience. Nous étions en réceptivité par rapport à ce qui influait (coulait en nous) sans que nous en ayons capacité d’évaluer si cela était bon ou mauvais pour nous. Tout cela était bénéfique. Nous étions unis à l’ensemble des impressions favorables avec lesquelles nous étions unis, et non distants ou méfiants.

 

La conscience n’était pas dissociée  par rapport à celles ci. Nous étions immergés en elle. Or cet état d’union précédant la prise de conscience subsistera toujours en nous. Elle est l’afflux du monde venant à nous,comme donation d’un Autre qui n’est pas encore distingué de nous même la recevant .

 

Plus tard, toujours la conscience est habitée de présences invisibles qui nous donnent la force de vivre. Sans elles ,nous ne pourrions même pas vivre et avancer dans le courant de la vie.

Beaucoup nous sont familières, mobilisent nos rêves,nos souhaits,nos désirs. Nous les expérimentons sans les nommer,ni discourir sur elles. Elles nous habitent. Ne font pas l’objet souvent de prises de conscience. Elles nous affectent sans que nous les nommions explicitement. Elles font partie de nos orientations,de nos désirs, mais nous ne les maîtrisons pas puisqu’elles sont extérieures à nos prises de conscience .

 

C’est l’Autre en soi. Soi et l’Autre intimement ,indissolublement unis. Par elles , nous apprenons que nous sommes destinée à communier,à nous unir. C’est la leçon de ces apports secrets qui animent notre volonté,nos décisions,nos attraits. Il nous faut à mon avis, les faire apparaître, bien qu’elles soient indicibles,car elles sont les oubliées de nos intentions,de nos désirs ,de nos choix volontaires.

 

Frère Ephrem

La louange, dans la Bible embrasse toute la création , les psaumes font chanter les oiseaux et les prairies , les sources des montagnes et les reptiles , la pluie et le soleil . C’est du reste , étrange que la prière traditionnelle de l’ Église soit constituée de ces psaumes qui sans cesse , font appel à l’innombrable variété de vivants que l’ordre de la création accueille et que, si facilement , la prière des croyants les oublie et devienne une intimité du seul à seul de l’âme avec Dieu .

 

C’est comme si tous ces êtres évoqués représentaient un surplus plus ou moins superflu , un décor extérieur non indispensable pour aller à Dieu .L’écologie nous rappelle que la vie est l’ensemble harmonieux de tous les vivants et que la mauvaise santé de certains de ces éléments influe sur la totalité et en compromet la vitalité et la survie .

 

Ce rappel salutaire doit pousser les chrétiens à mettre en valeur sa dimension cosmologique , ou , du moins, à ne plus faire comme si elle était accessoire . Elle ne l’est pas , puisque la création toute entière gémit en travail d’enfantement (Rom.8) et en gémissements ineffables , qui , comme la houle de la mer , la tempête de neige , ou la brise légère , orchestrent le chant du souffle qui anime toute la biosphère .

 

La théologie nomme ce souffle Esprit Saint et rappelle qu’Il remplit tout l’univers et que Sa Sagesse donne voix à la louange (‘introïtdu Dimanche de Pentecôte) toute l’énergie vivifiante pour la restituer en multiples formes d’expiration qu’expriment son aspiration à rejoindre la Source Créatrice. La parole humaine , dans la musique et dans le chant, a le savoir de cette respiration et des sons qui évoquent cette universelle montée .

 

Et bien ! Ce que dit le chant que tout les hommes le fassent , en veillant sur la sauvegarde de tout ce qui vit et respire .

 

Que Règne le Ressuscité

 

Dans la Résurrection du Seigneur nous pouvons lire:

 

  1. Que Jésus est vivant pour toujours , en faveur de toute vie humaine.
  2. Que chacun de nous est destiné à vivre éternellement , en vertu de cette vie ressuscitée de Jésus.
  3. Que les adversités que chacun subit , les «coups du mauvais sort» , comme on dit , ne doivent pas être vécus dans l’accablement et le désespoir , car , avec la Résurrection de Jésus  tout prend sens à nouveau , tout est visité par une dynamique de renaissance.
  4. Nous sommes pris entre deux mouvements , deux tendances contraires . Nous faisons l’expérience d’une vie qui semble s’effondrer aller à la mort. Elle est marquée par des formes de dégradation ou de déchéance. Les êtres vieillissent, finissent par mourir; des formes de destruction les avaient affectés, sous formes de vieillissement et de maladie. Mais nous sommes habités par un mouvement contraire à celui-ci , destiné à prendre toute la place, celui qui fait grandir la vie sous toute ses formes et frappe la mort d’inanité , de vanité , disait l’Épître aux Romains au chapitre 8.
  5. Dès lors , ce que nous voyons mourir sous nos yeux , en réalité , ne meurt pas. Il suffit de regarder plus profondément l’œuvre de la Résurrection au travail , sans en rester aux apparences (que nous croyons réalistes , pourtant) , et nous pouvons percevoir que ce qui semblait voué à un déclin inéluctable , renaît , renaît secrètement.Ce que l’on pensait enterré à jamais , reprend vie. Ce que l’on croyait frappé par un décret de mort définitif est supplanté par une force nouvelle qui le relève.
  6. Cela se passe effectivement: Dans la maladie , nous pouvons invoquer le Nom de Jésus sur le malade , et la vie reprend son cours ,plus forte qu’auparavant. Un pays, en crise financière , sociale , retrouve un jour la paix et redevient prospère. Une destinée en mauvaise passe se rétablit , et la personne se sent plus apte à avancer dans la vie. Nous sommes témoins de ces rétablissements imprévisibles, mais peu sont là pour témoigner que la vie Ressuscitée de Jésus était présente et active pour opérer cette soudaine transformation.
  7. Être témoin de la Résurrection , c’est s’efforcer de voir en toutes occasions cette Résurrection , agir et faire autre chose ,tout autre chose que notre esprit fataliste nous pousse à faire , baisser les bras , pronostiquer des catastrophes,maudire , etc ….Il nous faut bénir en toutes occasions , afin que le Ressuscité puisse agir en elles.

L’Avent nous tourne vers le monde nouveau que le Seigneur nous prépare. Monde où ruissellent le lait et le miel,comme dit le prophète Isaïe. Le lait est signe de blancheur éclatante,signe d’élimination de toute trace ténébreuse,de toute emprise maléfique,signe de transfiguration. La parole de Dieu présente l’image d’une création refaçonnée par l’Esprit,allégée,entièrement pénétrée de lumière, comme Jésus l’a montré en étant transfiguré sur le Thabor.
Le miel est un aliment de radicale nouveauté,car,outre qu’il est succulent,il reflète en sa coulée ambrée les multiples couleurs qui éclateront dans la palette des cieux. Un enfant qui avait vu le ciel,après une grave opération,disait: »Il y au ciel des quantités de couleurs inconnues ».Des sons inouïs aussi et des senteurs fines et délicates. Il disait aussi à son père qui le questionnait. »Comment est Dieu? ».Réponse : » Il est grand ,immense ».Et quoi encore? ».Et il aime les hommes. Il aime les hommes oh oui! Il les aime. Pour cet enfant,qui redisait ce qu’il avait vu,il n’y avait que l’Amour de Dieu,tellement réjouissant,qu’il transformait tout en légèreté joyeuse,en couleurs,sons et senteurs merveilleux.
Et il ajoute de multiples fois que »Dieu aiment les enfants »,c’était la caractéristique principale , les petits enfants goûtent le lait et le miel et s’en lèchent les babines.
Si vous ne devenez de petits enfants vous ne pourrez entrer dans le Royaume de Dieu. Ce qui apparaît au premier abord,c’est qu’être petit enfant, c’est retrouver en soi les senteurs de l’enfance et leurs goût. Et s’en réjouir,ainsi la création nouvelle est elle tissée ,comme un tapis d’Orient,des moments de jouissance qui nous seront procurés par le Seigneur qui ne cessera de nous manifester la délicatesse de sa tendresse paternelle.
Il dira,j’imagine:
Sur terre,tu ne savais pas goûter tout ce que je te procurais,tu croyais que cela venait de la fabrication des humains et tu t’en nourrissais avec des moues de dégoût parfois.
Tu trouvais qu’il y avait des risques.tu ne te réjouissais pas assez. Et puis tu mangeais ton pain d’amertume. Celui de tes amertumes. Cela t’empêchait de percevoir que tout était issu de Moi et du Nom qui émanait de moi. Tu prenais les choses avec gourmandise et pincettes aussi,parfois.
Ton cœur était coincé. Tu avais perdu l’habitude de remercier. C’est le remerciement qui donne bon goût aux aliments. Vois,aujourd’hui,sans cesse je te donne ce qui peut réjouir ton coeur. C’est le banquet des noces éternelles. Et tu vois la main qui l’organise et en fournit tous les dons. Tu vois les deux, la main qui donne et les dons qui t’emplissent de joie. C’est cela que je voulais te faire comprendre. On ne comprend bien qu’en se réjouissant de tout ce que l’on reçoit à profusion,Aujourd’hui ,tu comprends,dans le déversement de tendresse qui constitue le monde tel que je l’ai conçu dès l’origine. Le voila,tout étincelant, pour toi.
J’ai dit « Amen ».J’ai compris à ce jour que l’Amen voulait dire « Enfin mes mécontentements ont complètement cessé. Aujourd’hui mon plein de joie déborde ».

Heureux celui qui obtient de participer au banquet sacré afin de s’unir du fond de son cœur à celui dont toutes les bienheureuses troupes du ciel admirent constamment la beauté,

dont l’amour est blessure et la contemplation nourriture,

dont la beauté nous rassasie, dont la douceur nous enivre, dont le souvenir est une douce lumière, dont le parfum fait revivre les morts,

dont la vue dans la gloire rendra bienheureux tous les citoyens de la Jérusalem d’en-haut.

Puisque cette vue est un reflet de la lumière éternelle, un amour sans tache,

Regarde chaque jour ce miroir, ô Eglise, épouse de Jésus-Christ, pour y regarder continuellement ton visage : ainsi tu pourras t’embellir tout entière, à l’intérieur et à l’extérieur, revêtir des habits brodés, te parer des ornements et des fleurs de toutes les vertus, comme il convient à la fille et à l’épouse très chaste du souverain Roi.

Dans ce miroir resplendit la bienheureuse pauvreté, la sainte humilité, l’inexprimable charité, que tu pourras contempler, par la grâce de Dieu, comme dans un miroir parfait.

Regarde donc comment ce miroir a commencé ; la pauvreté de celui qui a été déposé dans une mangeoire, enveloppé de langes. O étonnante humilité ! O stupéfiante pauvreté ! Le Roi des anges, le Seigneur du ciel et de la terre est couché dans une mangeoire.

Au centre du miroir, considère l’humilité, ou du moins, la bienheureuse pauvreté, les labeurs et les peines innombrables qu’il a supportées pour la rédemption du genre humain. Et, à l’extrémité de ce miroir, contemple l’inexprimable charité dont il a voulu mourir sur l’arbre de la croix, et y mourir du genre de mort le plus honteux. (…) Consume-toi donc de ce feu d’amour, toujours plus fortement, ô reine, épouse du roi céleste.

Contemple aussi ses indicibles délices, ses richesses, ses honneurs sans fin ; et en soupirant, à cause du désir et de l‘ amour intenses de ton cœur, proclame : Entraîne-moi sur tes pas, courons à l’odeur de tes parfums, époux céleste. Je courrai sans m’arrêter, jusqu’à ce que tu m’introduises dans le cellier à vin, que ton bras gauche soulève ma tête, que ton bras droit m’étreigne pour mon bonheur et que tu me baises du baiser délicieux de ta bouche.

___________________________________________________________________________

 

La Bible nous dévoile, dans le livre du « Cantique des cantiques », l’unique intention de Dieu, son instant désir : s’unir à chacun, comme le bien-aimé à sa bien-aimée, comme l’embrasement de l’embrassement, comme le rassasiement du cœur, qu’elle nomme repos et feu qui brule sans consumer, dit-elle encore avec une insistance continuelle.

L’homme, à la recherche de cette union totale, se laisse prendre à ses reflets dans la vie amoureuse, ne sachant pas, la plupart du temps, qu’en Dieu, reconnu comme l’aspiration précieuse et unique de son cœur, il y trouverait la source et la clé, le repos que rien ne viendrait altérer.

Certains l’ont appelé « amour fou » tout en le sachant sagesse plus haute que toute folie.

Ils avaient découvert l’étroite voie par laquelle on entre petitement en ce qui se manifeste ensuite hautement comme largesse continument renouvelée du Don de l’eau vive et rassasiante.

Les mots humains manquent à le dire. Il suffit de prendre au mot les expressions imagées de la Bible, et c’est alors qu’ils nous entraînent en ce qu’ils disent et signifient, qui est union fervente en la communion des personnes.

Quand on parle de l’amour spirituel souvent, les esprits se disent insatisfaits et quêtent ailleurs leur satisfaction car ils estiment qu’il y manquerait quelque chose à leur contentement. C’est comme s’il ne pouvait pas leur donner jusqu’au bout ce à quoi ils aspirent de tout leur être. Et, du coup, on s’en détourne, comme d’une pâle image de ce que l’on désire vraiment. Or, c’est bien ce que l’on désire et c’est bien ce qu’il nous donne pour peu qu’on en prenne le chemin et qu’on s’y livre entièrement. Courez donc en cet heureux chemin d’accomplissement de l’amour où plus rien ne manque – qui est toujours, à son terme, cœur à cœur et pleine transparence du don réciproque.

 

Il a détruit la mort par la mort.

 

La Résurrection renverse le cours habituel des choses. Ce qui est voué à la corruption, ce qui va vers la dégénérescence,comme on le voit autour de soi,les bâtiments qui se dégradent,les arbres qui s’étiolent ou perdent leurs feuilles,les humains qui prennent des rides et perdent leurs cheveux,tout cela a trait à la mort.

 

Comme elle est définitivement vaincue par la Résurrection du Christ,il nous faut voir les choses autrement,non pas comme se corrompant,répètent les anciens docteurs de l’Eglise,mais comme reliés à une puissante énergie qui ne cesse de créer du neuf,là où le regard rencontre apparemment une dégénérescence.

 

Certe il faut exercer son regard pour voir plus loin et surtout, plus profondément la création toute nouvelle éclore à travers la force entropique qui engloutit tout dans le gouffre vorace de la disparition et de la dégradation.

 

La foi en la Résurrection exige que sur les décombres du déclin nous voulions percevoir la « salve d’avenir » qui éclate.Cette perception,chacun l’exerce,car il l’a en lui.

 

Voici un homme politique qui annonce une société renouvelée,plus libre et plus fraternelle,et tout le monde l’acclame et se tourne vers lui,en partie de façon illusoire,car il fait appel à l’espérance de la Resurrection en chaque coeur,mais il n’a aucun pouvoir de l’instaurer et pour cela, on dira de lui qu’il n’a pas tenu ses promesses.

 

La Résurrection est refletée dans l’oeil intérieur de chacun,là où l’immense  histoire d’une vie neuve commence.Elle est accompagnée de toutes les couleurs d’un monde de Premier Jour,intact,innocenté de toute forme d’enténèbrement,de toute emprise mortifère.

 

En ses jours de Pâques,tout se présente et se manifeste comme une Glorieuse éclosion à celui qui s’applique à se laver de toutes les habitudes de voir et de susciter la mort environnante et menaçante autour de lui.Cela relève d’un autre regard,celui que la Résurrection confère aux coeurs purs.

 

Voyez ce que Dieu fait, tout nouvellement.

 

Frère Ephrem.

 

Ayant contemplé la Résurrection du Christ,prosternons nous devant notre Seigneur Jésus: Il est le seul sans péché. O Christ, nous nous prosternons devant ta croix et nous chantons et nous glorifions ta sainte Résurrection,car tu es notre Dieu, nous n’en connaissons nul autre que toi: ton nom,nous le proclamons: venez, tous les fidèles, prosternons nous devant la sainte Résurrection du Christ, voici que par ta croix la joie a pénétré le monde entier, sans cesse louons le Seigneur et chantons sa Résurrection, car en souffrant pour nous sur la croix, il a détruit la mort par sa mort.

 

Réssusité du tombeau comme il l’avais prédit,Jésus nous donne l’éternel vie et la grâce du salut.

 

 

Chacun sait, ce qu’est l’éclosion printanière et tous en ressentent les effets sur leurs articulations et leurs humeurs.Cest une joyeuse renaissance qui allège et déride. Raccornis par le vent froid,peu de temps avant, voila que chacun s’ouvre à la pleine nouveauté d’une éclatante lumière qui redonne dans tous les organes.Le monde entier semble alors soudainement visité par une sêve nouvelle. Quelle étonnante invention, chaque année renouvelée! Tout le monde en comprend immédiatement le message! Savants ou ignorants y reconnaisent l’élan vital dont ils ont besoin pour vivre. Le malheur en cela, c’est qu’il y aura, nous le savons bien, un déclin.

 

Le message de l’Evangile est greffé sur cette expérience du monde renaissant.Il clame une renaissance.C’est même la seule chose qu’il dise au fond, par dela toutes les autres monitions qui l’accompagnent.

Tenez vous prêts pour l’éclosion finale qui vous prendra tout entier,et vous fera renaitre entièrement,le Christ apparait, dès les débuts du christianisme, comme le Soleil sans déclin, le Sol invinctus des Romains.

 Ce soleil que tout le monde guette,qui remplit les commentaires de nos conversations et informations, le voici qui vient en tout son éclat, réchauffant nos menbre engourdis, le voici triomphant sur tout les naufrages précédents.

 

L’image printanière est le support de cette foi invaincue de la lumière.

Il suffit de nous hausser un instant, plus haut et plus loin, jusqu’à la source de la lumière, qui elle ne décline pas, quelles que soient les saisons.

Il suffit,à partir des réjouissantes expériences que nous faisons, dans l’alternance du temps, de croire et de percevoir de l’intérieur la montée de sêve de l’Esprit, qui est lumière de vie.

Je suis convaincu qu’il nous faut goûter comme un fruit juteux chaque expression de la Bible.

C’est en les assimilant qu’elles prennent vie en nous et nous accordent au monde, à Dieu, aux autres, l’évangile de Saint Jean parle de la lumiète de la vie. La lumière est vie. Nous les percevons telles quand la lumière nous réchauffe, nous nous sentons plus en vie.

Quand le Soleil de Justice visite notre être, nous nous relevons, nous reprenons  vie.

 

Voila quel est l’objectif que les retraites poursuivent au Prieuré Saint Pierre Saint Paul.

Que les personnes intègrent en elles cette lumière, cette vie, et qu’elles en soient régénérées.

 

Frère Ephrem ,

 

 

Inscrivez vous à notre lettre d’information :

 

 

  • Inscription

    Remplissez le formulaire ci-dessous pour vous inscrire à la lettre d’information.


    Votre adresse email ne sera pas diffusé à d’autres personnes.